- Série
- Will AI Fix Work ?
- Numéro
- Épisode 3
- Publié le
Où il est à nouveau question de Shadow AI mais aussi, du paradoxe de Jevons.
… où il est à nouveau question de Shadow AI mais aussi, du paradoxe de Jevons.
Selon Productiv, ChatGPT figure parmi les 20 principales applications SaaS utilisées par les services Sales, Marketing, Product, Operations, Engineering, IT & Security, and Customer Success, dans les 10 premières dans la catégorie « Shadow IT » et cela en quelques mois.
Voilà, la messe est donc dite ? ChatGPT et l’IA générative vont changer notre façon de travailler ?
Quelle est la différence avec toutes les autres vagues d’automatisation des 200 dernières années, c’est la question posée par Benedict Evans sur son blog What matters in tech?
Toute nouvelle technologie dans le monde du travail permet généralement de faire quelque chose moins cher et plus facilement, mais cela peut aussi signifier que l’on fait la même chose avec moins de personnes, ou que l’on fait beaucoup plus avec les mêmes personnes, merci Jevons (avec une pensée pour Michel Ezran son disciple 🤓) et adieu sobriété 🤔.
Qu’en sera-t-il demain avec cette nouvelle vague ?
Une première conclusion, un peu rapide, serait de dire que nous devrions nous attendre à ce que les LLMs détruisent, déplacent, créent, accélèrent et multiplient les emplois, comme ont pu le faire à l’époque, SAP, Excel, les ordinateurs centraux ou les machines à écrire. Et, comme ces LLMs s’intègrent dans nos outils actuels… ces changements seront sans frictions et donc accélérés.
L’auteur nous invite cependant à prendre un peu de recul, tout n’ira pas si vite.
Nous sommes dans une phase exploratoire, beaucoup de gens expérimentent avec ChatGPT et voient ce qu’il peut faire. Cela ne signifie pas que ChatGPT a remplacé leurs flux de travail existants (pour l’instant) ce qui n’est pas trivial.
Le changement de paradigme vient principalement de la couche d’abstraction qu’elle nous propose. L’expérience conversationnelle interpelle, cache la complexité de la nature du savoir et nous laisse imaginer un assistant universel capable de tout. Une interface unique pour tout le système d’information de son quotidien professionnel… c’est magique.
Mais aujourd’hui, nous sommes face à un “jeune diplômé trop confiant”, il répond à tout, avec aplomb, ce qui est risqué dans un contexte professionnel (même si cela reste humain 🤭).
Il a un savoir généraliste et approximatif. Nous devons donc « former » notre jeune diplômé à notre métier en lui donnat des éléments de contexte et continuer à valider son travail. Cela encore pendant quelques temps, même si, sur ce sujet, aussi, des solutions se dessinent rapidement, nous en reparlerons dans un prochain épisode 🤓.
En guise de conclusion, aux deux choix de Jevons, j’en ajoute un troisième, faire moins avec les mêmes personnes 😎, voire un quatrième, ne pas faire du tout 🏖️.
