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Série
Will AI Fix Work ?
Numéro
Épisode 19
Publié le

Où la réalité nous rappelle à l'ordre !

… où la réalité nous rappelle à l’ordre !

AI at Work Is Here. Now Comes the Hard Part, c’était le titre prémonitoire de l’étude annuelle du Worklab de Microsoft. En effet, nous sommes dans le dur…

Pendant que toutes les entreprises se ruent sur l’IA comme si leur survie en dépendait, la réalité est moins réjouissante.

Le FOMO est palpable : si vous n’avez pas encore annoncé votre “stratégie IA”, vous êtes déjà en retard. Les annonces régulières de Salesforce, Microsoft, OpenAI et Google (pour ne citer qu’eux) n’aident pas 😏.

Concrètement, je suis plus proche dans mes constats des résultats de l’étude l’Upwork Research Institute que de ceux des éditeurs (c’était en juillet mais ça reste d’actualité).

Le paradoxe est multiple :
- 73% des dirigeants voient l’IA comme un accélérateur de performance, 65% des employés la perçoivent comme une charge cognitive supplémentaire,
- Le management rêve d’automatisation totale, les équipes cherchent un équilibre humain-machine,
- En haut, on parle ROI et métriques, en bas, on cherche du sens et de l’accompagnement.

Face à ce grand écart, Upwork propose des pistes intéressantes :
- Diversifier les sources de talents (notamment via les freelances, normal c’est Upwork qui parle nous dirait Bertrand Duperrin),
- Co-construire les indicateurs de productivité avec les équipes,
- Privilégier les compétences aux descriptions de postes figées.

Mais voilà, pendant que certaines organisations paralysées par la peur n’osent pas bouger, d’autres se précipitent tête baissée. Et au milieu de ce chaos, un phénomène se maintient : le Shadow AI. Les collaborateurs, eux, n’attendent plus et expérimentent en silence 😏.

L’agentification de mon point de vue sera la prochaine source d’angoisse : automatiser un dysfonctionnement ne fait qu’amplifier le chaos. La disparition progressive du “human in the loop” devrait nous inquiéter davantage que la peur de rater le coche.

En conclusion, le véritable enjeu de 2025 ne sera pas d’avoir été le premier à adopter l’IA, mais d’avoir su l’intégrer intelligemment, sans céder à la panique ambiante. Cette course effrénée doit aussi s’inscrire dans un contexte plus large : Tensions géopolitiques, Concentration des pouvoirs technologiques, Urgences environnementales.

Le défi reste entier 🤯.

On s’en parle ?