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Série
Will AI Fix Work ?
Numéro
Épisode 21
Publié le

Où il est question de dialogue social pendant que les agents dansent à Vegas !

… où il est question de dialogue social pendant que les agents dansent à Vegas !

Le contraste peut être vu comme saisissant.

D’un côté, nous avons une vision techno-optimiste où les agents IA sont partout, de l’autre, le projet Dial-IA (Dialoguer sur l’IA), coordonné par l’IRES (Odile Chagny), publie sa boite à outils et nous invite à construire un dialogue social autour des transformations qui bouleversent déjà notre rapport au travail.

Un peu comme si pendant que nous rêvions aux agents qui vont nous remplacer, certains se préoccupaient d’abord de comment nous allons vivre avec ces nouveaux collègues .

Je n’oppose pas les deux, ni ne rejette l’opportunité qui se présente à nous, mais le dialogue me semble un pre-requis.

Il ne faut pas oublier la confusion actuelle : certaines organisations n’osent pas bouger, d’autres se précipitent tête baissée, et au milieu de ce chaos, le Shadow AI continue de prospérer, les collaborateurs expérimentant en silence 😏.

Le manifeste du projet pointe une réalité que nous connaissons bien : l’IA est souvent développée à partir du travail prescrit, sans prendre en compte les subtilités du travail réel. Une situation que j’évoquais dans mon épisode sur le Lean+IA, où je soulignais l’importance de partir du terrain plutôt que d’une vision idéalisée du travail.

Le constat est sans appel, la place accordée au dialogue social est aujourd’hui trop faible dans la transformation en cours (sur d’autres sujets également j’imagine). Un comble quand on sait que 64% des utilisateurs de l’IA l’utiliseraient davantage si elle était plus sûre et mieux intégrée dans leur quotidien (rappelez-vous les chiffres de l’étude Salesforce en milieu d’année).

Sans surprise, la question du sens et de la place de l’humain est au coeur du manifeste, il souligne que “réduire le travail réel en données exploitables par des SIA les rendent en quelque sorte aveugles”. Cette réflexion fait étrangement écho à nos discussions sur le “bien-être des IA” chez Anthropic.

Pendant que certains s’inquiètent des “intérêts moraux” des IA, le manifeste nous rappelle que c’est avant tout le sens du travail humain qui est en jeu. Une préoccupation que nous avions aussi explorée en parlant d’amitié cognitive, où la relation humain-IA doit être pensée non pas comme un remplacement mais comme une complémentarité respectueuse des spécificités de chacun 🤔.

Le manifeste propose une piste intéressante : s’appuyer sur l’accord-cadre européen de juin 2020 sur la numérisation pour promouvoir un processus de co-construction itératif. Une approche qui pourrait nous sortir de l’opposition stérile entre “doomers” et “boomers” de l’IA 😎.

On s’en parle ?

🤔 + 🤖 = 😎